HOMMAGE à ZAO WOU-KI : Lithographies, Eaux-Fortes, Livres Illustrés et Aquarelles -

18.05.2013 - 20.07.2013

Heures d'ouverture :
Mercredi : 14h-18h
Vendredi : 14h-18h
Samedi : 10h-12 et 14h-18h 
Et sur Rendez-Vous 

E-Catalogue

Né en Chine en 1920, Zao Wou-Ki, issu d'une ancienne dynastie chinoise, s'installe à Paris en 1948. Formé à l'Ecole des Beaux-Arts de Hangzhou où il apprend la peinture chinoise tradionnelle et l'art académique occidental, il s'intéresse, dès ses années d'apprentissage, à l'art moderne européen, admirant les oeuvres de Cézanne, Matisse et Picasso. Cet intérêt l'incite à s'installer à Paris en 1948. C'est alors qu'il se lie d'amitié avec les tenants de l'abstraction lyrique, Hans Hartung, Pierre Soulages ou Marie-Hélène Viera da Silva. Dès 1949, il s'initie aux diverses techiniques de l'estampe: il apprend la taille-douce dans les ateliers de Johnny Friedlaender et Henri Goetz et la lithographie auprès de l'imprimeur Edmond Desjobert. Il ne cesse dès lors de pratiquer l'estampe, parallèlement à la peinture et au dessin, jusqu'au début des années 2000. Les oeuvres réalisées au moyen de ces divers procédés relèvent d'une inspiration commune. Il est fréquent que l'artiste parte d'une huile, d'une aquarelle ou d'une encre de Chine pour, ensuite, l'interpréter en gravure. Ses premières estampes sont figuratives : natures mortes, portraits, paysages. L'artiste réduit progressivement les figures à des signes, cheminement qu'il effectue après avoir eu la révélation de l'art de Paul Klee. Cette recherche le conduit à l'abstraction à partir de 1954. Mais la frontière entre figuration et abstraction finit par s'estomper avec les années, les oeuvres de Zao Wou-Ki représentant de véritables paysages intérieurs. La reprise de l'encre de Chine dans les années 1970, technique qu'il avait délaissé après son arrivé en France, car trop rattachée à la tradition picturale de son pays d'origine, l'incite à modifier ses estampes : ses compositions, de plus en plus aériennes, se construisent autour du vide, dans un jeu savant de nuances et de transparences. ( s. Bnf ) 

Le peintre franco-chinois Zao Wou-Ki s'est éteint le 9 avril 2013 à l'âge de 93 ans. Il laisse une oeuvre considérable et inestimable .

 

 

 

NOUVEL ACCROCHAGE - OEUVRES CHOISIES ( PROLONGATION JUSQU'AU 30 MARS 2013 )

02.02.2013 - 16.03.2013

Heures d'ouverture :
Mercredi : 14h - 18h
Vendredi : 14h - 18h
Samedi : 10h - 12h et 14h - 18h
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E-Catalogue
  • Maurice Estève
  • Günter Haese
  • Jiri Kolar
  • Horia Damian
  • Raoul Ubac 
  • Peter Klasen 
  • Bernard Aubertin
  • Pancho Guedes
  • Francis Bott
  • Edouard Pignon
  • Arpad Szenes 
  • Sam Francis 

DIETRICH-MOHR ( PROLONGATION JUSQU'AU MERCREDI 23 JANVIER 2013 )

27.10.2012 - 09.01.2013

Heures d'ouverture :
Mercredi : 14h - 18h
Vendredi : 14h - 18h
Samedi : 10h - 12h et 14h - 18h
Et sur Rendez-Vous

Presse : Letzebuerger Land

Presse : Luxemburger Wort 

E-Catalogue

La sculpture depuis un siècle s’est tellement radicalisée, en s’ouvrant à un nouveau monde d’esthétiques et de techniques, que l’ont peut définir ses auteurs, tout au long du XX° siècle, comme d’incontestables novateurs. Ils ont pour nom Gonzalez, Gargallo, Laurens, Picasso, Pevsner, Brancusi, Calder et quelques autres. Le temps passant, une deuxième génération, celle des années 1950, est portée par les noms de Moore, Chillida, Caro, Tinguely, Lardera, Gilioli et Hajdu par exemple. Ils sont tous devenus, aujourd’hui, des classiques de la sculpture contemporaine. Si dans le choix des matériaux la pierre, la terre et le bronze perdurent, le bois et surtout le métal ont pris le dessus. La diversité des possibilités esthétiques qu’offre le métal, les métaux est si vaste que les artistes s’enthousiasment et se consacrent presque entièrement à leur culte. Les voici donc plongés dans des recherches autres autour de pièces le plus souvent uniques.

Si le fer et l’acier dominent depuis plus de soixante ans, le laiton et plus récemment l’acier corten prennent aussi une très importante part dans la création artistique. Tous ces matériaux créent auprès des artistes une sorte de fusion des idées, et des concepts nouveaux se développent loin de l’académisme alors encore enseigné. Mais le processus de leur reconnaissance sera lent. Les sculpteurs se battent, chacun avec sa personnalité, pour conquérir enfin une juste place qui soit à l’égale de celles des peintres qui, eux, ont pu plus aisément se rassembler en groupes esthétiques, lesquels deviendront parfois des mouvements conséquents.

Malheureusement la sculpture, elle, semble rester encore reléguée dans une marge incompréhensible, inadmissible. Les amateurs ne sont pas encore assez nombreux. Les critiques les défendent peu. Certes, en France, la création du principe de la commande monumentale, dite du 1%, permet à certains artistes de pouvoir sortir leur œuvre de l’intimité (du secret ?) de l’atelier. Beaucoup ont pu bénéficier de cette manne. Dietrich-Mohr est de ceux-ci. En effet, depuis 1960, il a réalisé trente deux œuvres monumentales installées -je devrais dire intégrées- dans des espaces publics ou destinées à des bâtiments officiels. Et cela non seulement en France, mais aussi en Allemagne et jusqu’en Corée.

L’art de cet artiste, né en 1924 à Düsseldorf est d’une rare originalité. Ses options plastiques et son choix des matériaux le situent dans les tous premiers rangs de la sculpture contemporaine. Après des études en Allemagne et en Autriche, il arrive à Paris en 1951 pour s’y installer définitivement. Là, il étudie auprès de Zadkine, à la Grande Chaumière. Curieux et aimant les voyages qui lui procurent d’innombrables opportunités de découvertes culturelles et artistiques, il commence par découvrir l’Italie. Dès 1955, il montre son œuvre au Salon de la Jeune Sculpture créé par les critiques Denys Chevalier et Pierre Descargues. Cela se passe au Musée Rodin, un lieu prestigieusement emblématique ! Bien vite, ce Salon devient  fondamental sinon vital pour les sculpteurs qui peuvent ainsi se faire connaître. Le plaisir des découvertes que l’on y fait engendre un vaste succès.

Nous sommes en 1958, la sculpture de Dietrich-Mohr, figurative au début, se tourne désormais résolument vers l’abstraction (Arnica, 1959). Après le bois, le plomb et le zinc, il travaille le laiton, mais aussi, plus tard, les aciers inox et corten. Ces derniers lui conviennent parfaitement pour réaliser les pièces qu’il conçoit avec lucidité. Avec eux, il crée des formes aux apparences complexes et hardies (Légende de la forêt, 1979). Son goût du risque le pousse à défier parfois l’équilibre. Les matériaux utilisés sont d’abord traités en feuilles, en lamelles assemblées, soudées. Il conçoit une accumulation de claustras  réunis en constructions inouïes, complexes mais ordonnancées. La lumière est ainsi captée, retenue dans une sorte de résille dont l’écriture dans l’espace est très personnelle. Les pièces ainsi élaborées se jouent du plein et du creux (Caryatide de Bercy, 1992). Le positif et le négatif s’imposent, s’opposent, se complètent. Dès lors, la subtilité des jeux de lumière des pièces étonne. Cela est dû à une manière de transparence saisissante : la lumière traverse la sculpture. Le ciel et la nature envahissent l’œuvre, mais - regardez bien ! - ils ne la dominent jamais.

Les espaces constamment recréés, longuement mûris par Dietrich-Mohr nous force à constater sa volonté de puissance, sa rigueur permanente qui n’exclue jamais la sensibilité et le charme. L’aléatoire de l’élaboration et le risque encouru passe par les pulsions et impulsions que le sens de la dynamique et la passion dominent (Griffon, 1998). Cet artiste pluridimensionnel aborde son art avec lucidité certes, mais aussi avec une incontestable audace. Le souci de la perfection le pousse a la conception de nombre des bases ou des socles de ses pièces qui deviennent alors partie intégrante de l’œuvre.

Dans la grande tradition ancestrale des sculpteurs, Dietrich-Mohr réalise de très nombreux dessins. Depuis les dessins académiques du temps des études jusqu’à ceux qui, très aboutis, précèdent ou accompagnent la réalisation de nombre de ses pièces. Ce sont des esquisses, des dessins techniques cotés ou encore des idées jetées parfois sur le papier et qui, sans doute, resteront à jamais dans un carton.  D’autres, plus rares, sont réalisés après l’achèvement d’une œuvre, comme pour la parfaire encore. Ces dessins, quelquefois à la mine de plomb ou au fusain, sont le plus souvent réalisés à la plume. Rehaussés de sépia, de lavis ou d’aquarelle, ce sont alors, presque toujours, des dessins très achevés. Pour l’artiste, c’est là la plus belle forme du plaisir créatif, dans la plus totale liberté. Nous retrouvons ici la rigueur de l’artiste, mais aussi et surtout une grande sensibilité. La spontanéité est maîtrisée. Il conçoit  ses dessins avec rapidité dans une exécution parfaite et néanmoins très poétique. L’enthousiasme se perçoit clairement au regard de ses feuilles parachevées, qui traduisent idéalement la pensée de l’artiste.

L’aspect rétrospectif de cette exposition, la première qui lui soit consacrée au Luxembourg, permet de suivre l’évolution de Dietrich-Mohr. Par le choix des pièces présentées, on comprend parfaitement sa progression qui n’est autre qu’une quête permanente. Les techniques diversifiées permettent de proposer, ici, un juste panorama de soixante années d’un travail assidu d’assembleur. Qu’elles soient dans l’espace ou sur le papier, les sculptures architecturées de Dietrich-Mohr entremêlent avec bonheur l’énergie anguleuse de volumes évocateurs, dans une rare vitalité des espaces, avec une inspiration lyrique suggérée par le jeu des plans et leurs ombres, les mats et les brillants. C’est là une œuvre parfaitement unique, exemplaire.

 

VASARELY - YVARAL

19.09.2012 - 24.10.2012

Heures d'ouverture :
Mercredi : 14h - 18h
Vendredi : 14h - 18h
Samedi : 10h - 12h et 14h - 18h
Et sur Rendez-Vous

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Avec cette exposition consacrée à Vasarely et son fils Yvaral, la vérité historique est parfaitement remise en place, laquelle a pourtant été singulièrement malmenée. En effet, le Cinétisme, créé à Paris en 1955, naquit dix ans avant le Op art américain ! Nous sommes replongés, ici, dans ce mouvement dont Victor Vasarely fut  et restera le chef de file et le thoéricien incontesté. Avec des oeuvres historiques et significatives c’est un nouveau regard qui est porté sur eux.

Le Cinétisme regroupe un ensemble d’artistes internationaux, attirés à Paris, comme Soto, Le Parc, Agam, Tinguely, Bury ou Schoeffer. Il est né de recherches sur le mouvement. Se créent alors des tableaux qui bougent, passant par l’illusion d’optique, en trompe l’œil. L’oeuvre  s’installe aussi dans des espaces autres. Ce sont des boîtes dans lesquelles tout s’anime. La forme découpée ou non évolue, s’unissant souvent à l’effet optique, à la lumière. Un peu plus tard, se crée le groupe de recherches d’art visuel (G.R.AV.) qui réunit Morellet, Le Parc, Sobrino et Yvaral, entre autres ; et cela encore bien avant l’instauration américaine du Op art. En fait, ne pourrait-on pas dire que les Cinétistes faisait du Op art bien avant l’heure ?

 Victor Vasarely(1903-1977), dont l’influence et l’aura perdurent encore, s’est fixé à Paris en 1930. Strictement géométrique d’abord, il devient, après la guerre, un des artistes phares de la Galerie Denise René. Son manifeste de 1955 l’impose. Son oeuvre le portera aux nues de l’art contemporain. Ses peintures, lithographies, tapisseries, intégrations seront exposées dans le monde entier. En ennemi juré de l’expressionnisme, il invent un vocabulaire innovant, unique qu’il dépouille de tout thème, anecdote et de signes. Par son écriture géométrique, il codifie la nature, la vie.

 Jean-Pierre Yvaral, venu du constructivisme et après de remarquables recherches sur le mouvement en noir et blanc, il pratique une manière d’illusion optique. Puis, retournant à la peinture pure, il internationalise son œuvre toujours géométrique, en lui donnant une autre dimension : il « cinétise » des portraits qui le rendront célèbre.

NOUVEL ACCROCHAGE : OEUVRES CHOISIES

29.06.2012 - 18.07.2012

Heures d'ouverture :
Mercredi : 14h - 18h
Vendredi : 14h - 18h
Samedi : 10h - 12h et 14h - 18h
Et sur Rendez-Vous

E-Catalogue
  • Philippe Hosiasson
  • Edouardo Arroyo
  • Otto Piene 
  • Fritz Winter
  • Emile Gilioli
  • Ladislas Kijno
  • Key Sato
  • Marcos Grigorian 
  • Hans Hartung 
  • Pierre Alechinsky

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