NOUVEL ACCROCHAGE - OEUVRES CHOISIES

05.02.2021 - 31.03.2021

Heures d'ouverture : 

Mercredi: 14h-18h

Jeudi: 14h-18h

Vendredi: 14h-18h

Samedi: 10h-12h et 14h et 18h 

Et sur Rendez-vous

 

 

 

E-Catalogue

 

  • Pierre Soulages 
  • Christo 
  • Niki de Saint-Phalle 
  • Lynn Chadwick 
  • Gunter Damisch
  • Jean Messagier 

 

 

  • José de Guimaraes
  • Fritz Scholder
  • James Francis Gill 
  • Serge Poliakoff 
  • John Chamberlain 
  • Pierre Tal Coat 

 

HOMMAGE A CHRISTO & JEANNE-CLAUDE

31.10.2020 - 19.12.2020

Heures d'ouverture : 

Mercredi: 14h-18h

Jeudi: 14h-18h

Vendredi: 14h-18h

Samedi: 10h-12h et 14h et 18h 

Et sur Rendez-vous

 

 

E-Catalogue

Christo Vladimirov Javacheff 1935 Gabrovo (Bulgarie) 2020 New York - Jeanne-Claude Denat de Guillebon 1935 (Casablanca) 2009 New York

    Christo Vladimirov Javacheff, jeune dessinateur bulgare réfugié à Paris où il arrive en 1958 rencontre la même année Jeanne-Claude Denat de Guillebont alors qu'il réalise des portraits de sa famille. Le couple collabore pour la première fois en 1961et réalise Stacked Oil Barrets ans Dockside Packages (empilements de barils et des empaquetages de gros rouleaux de papier) dans le port de Cologne, la ville où Christo vient de faire sa première exposition personnelle, galerie Haro Lauhus. 

    Alors qu'il gagne sa vie en portraiturant la grande bourgeoisie, il expérimente ses premiers essais d'emballage et développe ses premiers Empaquetages à partir de 1960. L'artiste a lui-même raconté la genèse d'un processus créateur qui vaut comme engagement. En 1961, indigné par la construction du mur de Berlin, il simule pour la première fois l'emballage d'un bâtiment par un collage photographique accompagné d'un commentaire précisant  qu'au delà du bâtiment c'est « une prison ou un Parlement ». Il concrétise son désir l'année suivante à Paris en érigeant illégalement en une nuit,  rue Visconti, un mur de barils tel un rideau de fer en résonnance avec le mur de Berlin. Une intervention éphémère, terme auquel Christo et Jeanne-Claude préfèrent celui de temporaire, identitaire du principe dont le couple gardera la trace par la transcription graphique et photographique pour un témoignage pérenne. « Tous nos grands projets ont été nomades et fragiles : tout naît, disparaît et n'est plus jamais là ». L'idée du nomadisme prend tout son sens avec l'idée de plier, de replier, référence au voyage d'où l'emploi de tissus, de voiles, de ficelles et cordages que l'on retrouve dans les  dessins au crayon, fusain, pastel, crayon à bille, papier cartonné, augmentés de ruban adhésif, cordeau, laque, métal, bois, agrafes et glu et autres collages mixtes qui sont autant de médiums maîtrisés correspondant à deux étapes distinctes de l'empaquetage. Soit le projet proprement dit est de l'ordre d'une maquette et prépare l'exploit interventionniste dans la nature, il est alors le support à une expérience momentanée qui convoquera l'imaginaire et la sensibilité du public piqué dans sa curiosité, soit le dessin, la lithographie et la photographie rehaussées rendent compte et gardent pour l'histoire l'exploit de chacune des interventions dans le monde (Valley Curtain, Rifle, Colorado, 1972 ; Wrapped Walk Ways avec 12 000 m2 de tissu polypropylène rose dans les allées du Jacob Loose Park de Kansas City, Missouri, 1978) qui nécessitent une main-d'œuvre internationale, des équipes spécifiques, des ingénieurs.

    Des premiers objets empaquetés aux dessins préparatoires destinés aux emballages in situ va se construire une œuvre  graphique emblématique dont rend compte l'exposition.

    Les premières recherches du couple Christo, leurs réflexions sur les matériaux pauvres et objets manufacturés participent à la fin des années cinquante de celles d'Alberto Burri, Antoni Tapies, Dubuffet, Lucio Fontana, des prédécesseurs du Pop Art américain Rauschenberg, Jasper Johns et des Nouveaux Réalistes mouvement auquel l'intègre Pierre Restany. Si Christo participe en 1963 à une exposition collective, fréquente Tinguely, Yves Klein, Villéglé, il ne veut pas se laisser enfermer dans un courant et recherche d'abord sa liberté de création. La démarche est esthétique dans une recherche de beauté et d'interaction avec le public.

    Il gardera le désir d'empaqueter des objets depuis cette pièce unique réalisée en 1963 Wrapped Magazines et comme en témoignent des projets postérieurs non réalisés et restés souvent à l'état graphique. Wrapped Armchair (1990), lithographie et sérigraphie avec collage de tissu, jute, polyéthylène transparent, ficelle et agrafes avec ajouts noirs de jet d'ébène ; Paquet sur Radio Flyer Wagon (1993) rehaussé de collage de tissu et ajouts de crayon sur papier tissé. Si la forme peut être identifiée, l'imaginaire est sollicité pout une interprétation autre.

   Cette première étape porte en germe les futurs projets hors normes pour des réalisations in situ qui excèdent rarement deux semaines. D'où l'importance en amont d'une œuvre parallèle, la seule qui subsiste, constituée d'esquisses, de croquis préparatoires, collages, dessins pour documenter chaque projet. Tout est pensé jusqu'au moindre détail pour une création qui demande souvent des années de négociations et de préparation. Ce qui explique et justifie le rôle d'un corpus graphique, unique témoin d'une œuvre en perpétuel mouvement, et destiné à perpétuer un souvenir après sa disparition. Fait rare dans un couple d'artistes, Christo associe toujours le prénom de Jeanne-Claude au sien, son alter ego, pour signer les projets, même après le décès de son épouse.  

    C'est l'idée du voyage qui incline Christo et Jeanne-Claude à s'ouvrir à une pratique architecturale à grande échelle et d'une façon quasi-obsessionnelle. Elle s'inscrit dans un courant artistique apparu fin des années 1960 et qui privilégie les textiles. Dès 1962-63 Christo est attiré par l'Arc de Triomphe qu'il voit des fenêtres de son atelier. Son volume aux lignes régulières le fascine. Il matérialise son image dans un photomontage quadrangulaire. Suivront de très nombreux dessins, collages, maquettes d'œuvres préparatoires dont la vente permettra les fonds nécessaires à l'empaquetage. Celui de l'Arc de Triomphe devait l'être au moment de l'exposition rétrospective au Centre Pompidou. Le décès de Christo quelques semaines avant son inauguration ne l'a pas permis.

Il y a aussi les projets restés en l'état comme ceux pour l'avenue des Champs Elysées à Paris (1992) dont une lithographie en couleurs coloriée à la main et collage est ici montrée, et une autre avec polyéthylène, ficelle et agrafes : Wrapped Trees. Autre projet évoqué dans l'exposition : celui pour le canal de Suez 10 Million Oil Drums Wall  (1967-1972), ainsi que Arkansas river, Etat Colorado (1996), pastel, crayons de couleur sur papier accompagné de photos du lieu et d'une carte géographique.

   Parmi les projets réalisés, une technique mixte ( Photographie en couleur, crayon de couleur, craie de couleur et carte topographique ) de 1991 conserve la réalisation de l'emballage du Reichstag à Berlin (1995).

    Paris n'a pas oublié l'emballage du Pont Neuf (1985) qui compte parmi les événements spectaculaires d'une pratique qui n'a pas son équivalent et dont la singularité tient au dialogue entre les deux artistes. En 1964, le couple s'était installé à New York à Manhattan. L'ultime emballage, Christo le réalisera en 2016, sans Jeanne-Claude décédée en 2009. Il s'agit du projet de relier plusieurs îles du lac italien d'Iseo par des plates-formes flottantes jaune orangé, et celles pour les îles de la baie de Biscayne, à Miami, encerclées de bâches fuschsia (1983) établissant un pont symbolique entre le Japon et la Californie.

    Survivre et se protéger, deux quêtes qui s'inscrivent dans une durée factuelle pour deux artistes bâtisseurs architectes et poètes.

 Lydia Harambourg   

 

 

SUMMER EXHIBITION : GROUP SHOW

05.08.2020 - 05.09.2020


Heures d'ouverture : 

Mercredi: 14h-18h

Jeudi: 14h-18h

Vendredi: 14h-18h

Samedi: 10h-12h et 14h et 18h 

Et sur Rendez-vous

 

E-Catalogue
  • Michael Buthe
  • A.R. Penck 
  • Ulrich Erben 
  • Julius Bissier 
  • Joan Mitchell 

 

  • K.R.H. Sonderborg
  • Wolfgang Troschke 
  • Rainer Tappeser 
  • Heinz Butz
  • John Chamberlain 

 

Exposition : La seconde école de Paris : Formes et Couleurs pour une nouvelle nature.

19.02.2020 - 25.07.2020

Heures d'ouverture : 

Mercredi: 14h-18h

Jeudi: 14h-18h

Vendredi: 14h-18h

Samedi: 10h-12h et 14h et 18h 

Et sur Rendez-vous

E-Catalogue
  • Jean Le Moal 
  • Gustave Singier 
  • John-Franklin Koenig 
  • Augusto Barros Ferreira 
  • Serge Poliakoff 
  • Edouard Pignon 
  • Jean Bazaine 
  • Théo Kerg 
  • Maurice Estève 
  • Roger-Edgar Gillet

 

 

L'art non-figuratif est devenu un moyen d'expression privilégié pour l'homme du XXe siècle.

Après 1945, des peintres qui s'étaient regroupés quelques années plus tôt en 1941 sous la bannière de la « tradition française » ont perpétué l'héritage coloriste de Delacroix, de Bonnard et de Matisse dans une structure post cubiste issue de Cézanne. Coloristes, ils sont, mais la couleur est fusionnelle avec la structure et fait partie intégrante de la composition. Sans s'inféoder à la réalité de la nature, l'artiste crée sa vérité. Constitutive de la forme, la couleur participe de l'espace pour une évidence plastique que rien ne saurait venir troubler. Circonscrite par Bazaine à partir d'un graphisme dynamique, la couleur engendre son propre labyrinthe chez Le Moal. Tous deux sensibles aux mouvements de la nature trouvent des équivalences plastiques. Des entrelacs naissent de larges bandes et des territoires où se love une couleur sensuelle. Tonique et festive chez Estève, elle s'étale en flaques. Sa palette flamboyante dominée par un jaune strident, des rouges, un bleu de nuit, sous-tend un rythme qui se fait ondoyant chez Lanskoy qui associe l'ellipse et la spirale à la couleur et à son émanation lumineuse. Singier libère une ligne vagabonde, tel un sismogramme dans une surface moirée. John Franklin Koenig préfère à ce ravissement coloré des blancs crémeux balafrés de concrétions. A l'opposé, Pignon qui privilégie le dessin comme témoin des moments expressifs du mouvement d'une réalité sous toutes ses formes, exploite la couleur comme source détentrice de lumière. Chez Poliakoff la couleur structure la forme. Etalée par couches successives, grattée, poncée, elle se renforce des superpositions de valeurs. Baros Fereira développe une fugue solidifiée. Pour Jenkins, d'origine américaine, la couleur participe de sa visualisation des formes astrales à partir de la lumière « reflétante » obtenue par la fluidité de la couleur. Chez tous ces artistes, les accords puissants de couleurs et de formes insufflent un nouvel élan à l'art non-figuratif. Vibrant, joyeux, sensible, spontané, il est tout autant médité et construit, peint sans tricherie grâce au don d'épanchement sincère qui anime chacun. Tous se révèlent orchestrateurs puissants de couleurs et de formes, et poètes universels.

 

 Lydia Harambourg

Historienne Critique d'art

Correspondant de l'institut, Académie des Beaux-Arts 

 

 

Espaces - Signes

08.01.2020 - 12.02.2020

Heures d'ouverture : 

Mercredi: 14h-18h

Vendredi: 14h-18h

Samedi: 10h-12h et 14h et 18h 

Et sur Rendez-vous

 

 

E-Catalogue

Georges Mathieu 

Hans Hartung 

Joan Mitchell 

Arthur Unger 

Pierre Soulages 

Insho Domoto

 

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