Exposition : La seconde école de Paris : Formes et Couleurs pour une nouvelle nature.

19.02.2020 - 23.05.2020

Heures d'ouverture : 

Mercredi: 14h-18h

Jeudi: 14h-18h

Vendredi: 14h-18h

Samedi: 10h-12h et 14h et 18h 

Et sur Rendez-vous

E-Catalogue
  • Jean Le Moal 
  • Gustave Singier 
  • John-Franklin Koenig 
  • Augusto Barros Ferreira 
  • Edouard Pignon 
  • Jean Bazaine 
  • Théo Kerg 
  • Maurice Estève 

 

 

L'art non-figuratif est devenu un moyen d'expression privilégié pour l'homme du XXe siècle.

Après 1945, des peintres qui s'étaient regroupés quelques années plus tôt en 1941 sous la bannière de la « tradition française » ont perpétué l'héritage coloriste de Delacroix, de Bonnard et de Matisse dans une structure post cubiste issue de Cézanne. Coloristes, ils sont, mais la couleur est fusionnelle avec la structure et fait partie intégrante de la composition. Sans s'inféoder à la réalité de la nature, l'artiste crée sa vérité. Constitutive de la forme, la couleur participe de l'espace pour une évidence plastique que rien ne saurait venir troubler. Circonscrite par Bazaine à partir d'un graphisme dynamique, la couleur engendre son propre labyrinthe chez Le Moal. Tous deux sensibles aux mouvements de la nature trouvent des équivalences plastiques. Des entrelacs naissent de larges bandes et des territoires où se love une couleur sensuelle. Tonique et festive chez Estève, elle s'étale en flaques. Sa palette flamboyante dominée par un jaune strident, des rouges, un bleu de nuit, sous-tend un rythme qui se fait ondoyant chez Lanskoy qui associe l'ellipse et la spirale à la couleur et à son émanation lumineuse. Singier libère une ligne vagabonde, tel un sismogramme dans une surface moirée. John Franklin Koenig préfère à ce ravissement coloré des blancs crémeux balafrés de concrétions. A l'opposé, Pignon qui privilégie le dessin comme témoin des moments expressifs du mouvement d'une réalité sous toutes ses formes, exploite la couleur comme source détentrice de lumière. Chez Poliakoff la couleur structure la forme. Etalée par couches successives, grattée, poncée, elle se renforce des superpositions de valeurs. Baros Fereira développe une fugue solidifiée. Pour Jenkins, d'origine américaine, la couleur participe de sa visualisation des formes astrales à partir de la lumière « reflétante » obtenue par la fluidité de la couleur. Chez tous ces artistes, les accords puissants de couleurs et de formes insufflent un nouvel élan à l'art non-figuratif. Vibrant, joyeux, sensible, spontané, il est tout autant médité et construit, peint sans tricherie grâce au don d'épanchement sincère qui anime chacun. Tous se révèlent orchestrateurs puissants de couleurs et de formes, et poètes universels.

 

Lydia Harambourg

 

 

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