François Rouan

 
Titre: Tressage
Technique: Technique mixte sur papier
Signé(e) et daté(e): 1966
Dimension: 50 x 42 cm
Provenance:

Martha Jackson Gallery, New York 

Prix: Contactez-nous
 

À la fin de ses études faites à l'École des beaux-arts de Montpellier, sa ville natale, puis à celle de Paris dans l'atelier de Roger Chastel, François Rouan, comme d'autres peintres de sa génération, se trouve confronté, au milieu des années 1960, non seulement au refus du lyrisme abstrait de la précédente décennie, mais surtout à la remise en question radicale de la peinture. Ces jeunes artistes abordent le problème de la peinture en la déconstruisant, en dissociant ses éléments constitutifs. Pour sa part, François Rouan y répond d'abord par des collages, sur fond peint, de papiers gouachés, découpés, inspirés de Matisse ; puis, à partir de 1966, par une technique qui va caractériser toute son œuvre et donner corps à un nouveau support consistant et complexe : le tressage. Deux toiles au préalable teintes ou peintes sont découpées en lanières et nattées ; le tressage incluant un troisième terme que l'on pourrait dire constitué de signes et de sens. C'est ainsi que dans la série de tableaux répétitifs, Portes I, qu'il réalise en 1971-1973 lors de son séjour à la Villa Médicis à Rome (où il fréquentera Balthus), un réseau de lignes géométriques, abstraites, en grandes diagonales irrégulières, se superpose au tressage initial qu'il contredit et neutralise. De même, à partir des Portes II et dans tous les thèmes suivants, de nouveaux éléments sont insérés : fragments de paysages, d'architectures, de figures empruntées à l'histoire de la peinture et à sa propre histoire, comme étant ceux d'un vécu et de sa mémoire (Marmo/Figura/Paesaggio, 1975-1976, Pierre Matisse Gallery, New York ; Son pied-La route II, 1986, Musée national d'art moderne, Centre Georges-Pompidou, Paris). Du tressage, François Rouan garde alors soit la figuration, soit le principe d'imbrication et d'éclatement des figures, traitées le plus souvent en hachures. Lieu de disparitions et d'apparitions, de glissements et de dispersion, « la peinture de Rouan est [...] une pensée en soi, autonome, dont les mouvements ressortissent et équivalent à l'espace mental de notre temps » (D. Bozo, catalogue de l'exposition [...] 

 

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